Le Prince a répondu. Voici l’empreinte exacte de son discours:

This is somewhat of an enigmatic poem from Senghor, at the crossroads of traditional African and European civilization, a crossroads with which the poet himself grappled, both in his poetic and his political endeavours. The poem is in the form of a speech from an African prince to young people who have gone to study in Europe, collecting diplomas. The speech reminds them of their African roots and traditions, and wonders if they have really gained from their European education.

The piece does not come to any clear conclusion. Perhaps the message of the Prince is to remain faithful to your own traditions but also take advantage of others, just as Senghor himself did. Cultural openness is surely more attractive than cultural xenophobia, in whatever direction.

So let’s read the message…

 
Le message
Léopold Sédar SENGHOR
Recueil : “Hosties noires”

 
Le Prince a répondu. Voici l’empreinte exacte de son discours:
« Enfants à tête courte, que vous ont chanté les kôras?
Vous déclinez la rose, m’a-t-on dit, et vos Ancêtres les Gaulois.
Vous êtes docteurs en Sorbonne, bedonnants de diplômes.
Vous amassez des feuilles de papier – si seulement des louis d’or à compter sous la lampe, comme feu ton père aux doigts tenaces!
Vos filles, m’a-t-on dit, se peignent le visage comme des courtisanes
Elles se casquent pour l’union libre et éclaircir la race!
Êtes-vous plus heureux? Quelque trompette à wa-wa-wâ
Et vous pleurez aux soirs-là-bas de grands feux et de sang.
Faut-il vous dérouler l’ancien drame et l’épopée?
Allez à Mbissel à Fa’oy; récitez le chapelet de sanctuaires qui ont jalonné la Grande Voie
Refaites la Route Royale et méditez ce chemin de croix et de gloire.
Vos Grands Prêtres vous répondront : Voix du Sang!
Plus beaux que des rôniers sont les Morts d’Élissa; minces étaient les désirs de leur ventre.
Leur bouclier d’honneur ne les quittait jamais ni leur lance loyale.
Ils n’amassaient pas de chiffons, pas même de guinées à parer leurs poupées.
Leurs troupeaux recouvraient leurs terres, telles leurs demeures à l’ombre divine des ficus
Et craquaient leurs greniers de grains serrés d’enfants.
Voix du Sang! Pensées à remâcher!
Les Conquérants salueront votre démarche, vos enfants seront la couronne blanche de votre tête. »
J’ai entendu la Parole du Prince.
Héraut de la Bonne Nouvelle, voici sa récade d’ivoire.

From <http://www.unjourunpoeme.fr/poeme/le-message-2&gt;

The Poetry Dude

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